Et oui, nos Français ont sauvé l'honneur ce samedi à Rome face à des Italiens pas en grande forme !!!! Ils ont gagné 50 à 8 !!! Superbe score !!!!
"On est heureux pour les joueurs, qu'ils puissent exprimer tout leur potentiel, même s'il faut relativiser étant donné l'adversaire." Marc Lièvremont n'en rajoute pas. Son équipe de France a conclu samedi son Tournoi sur une bonne note. Une victoire fleuve (50-8), mais pas record aux dépens d'une équipe d'Italie tombée dans le même scénario tragique que celui subi par les Bleus il y a une semaine. Les Bleus avaient besoin de s'y remettre tout de suite pour ne pas rester sur ce traumatisme et la Squadra Azzurra, cuillère de bois de ce Tournoi après cette cinquième défaite en cinq matches, aura, il faut bien le dire, constituer une proie idéale pour cette séance de thérapie.
L'équipe de France a sans doute exprimé son potentiel, mais face à une formation transalpine navrante, qui aura réussi l'exploit d'apparaître encore plus impuissante que ne l'ont été les Tricolores à Twickenham. C'est dire... Il n'empêche, les sept essais inscrits et l'état d'esprit développé samedi, à Rome, auront au moins permis de prouver aux entraîneurs et à la France du rugby entière que ce groupe avait encore un avenir, que ces joueurs avaient l'envie de remercier leurs entraîneurs de leur avoir maintenu leur confiance et que le crash face à l'Angleterre (10-34), s'il restait un mystère, n'avait pas brisé toute dynamique. C'est bien là le minimum...
Les premières minutes de jeu, si désastreuses à Twickenham pour les Bleus, voient cette fois l'équipe de France concrétiser d'entrée sa domination dans le jeu malgré un vent violent, qui leur est défavorable. Pas question de cogiter. Déterminés, concentrés et inspirés, Lionel Nallet et ses coéquipiers mordent à pleines dents dans ce dernier match. On prend les points côté tricolore que des Italiens, dépassés et toujours aussi dispendieux, offrent par une indiscipline qui n'échappe pas à M. Rolland. Et Morgan Parra, concentré et précis sur ses deux premières pénalités (7e, 14e), de permettre à sa formation de prendre les devants (6-0).
L'Italie est déjà aux abois dans ce premier quart d'heure, au bord de la rupture, et la France la met KO en l'espace de cinq minutes. Ce qu'ils ont subi face aux Anglais, les Français vont l'infliger à la Squadra Azzurra. Et comme un symbole, c'est le plus vilipendé des Bleus, Sébastien Chabal, qui montre la voie de la rédemption. Une bonne récupération de Yannick Jauzion sous une chandelle bien tapée par François Trinh-Duc, un jeu qui rebondit rapidement à l'aile, une passe lobée de Thierry Dusautoir et Chabal progresse sur 25 mètres, bouscule les deux derniers défenseurs et va inscrire le premier essai tricolore (13-3, 25e).
La Ville éternelle sourit au « Caveman », déjà auteur de deux essais il y a deux ans. Autre damné de Twickenham, Trinh-Duc s'offre un exploit personnel sur un essai en première main: prise de balle en touche, déviation et l'ouvreur montpelliérain, sur une feinte de passe, trompe Mauro Bergamasco pour s'ouvrir un boulevard et la voie du deuxième essai (18-3, 29e). Le premier échec de Parra au pied n'altère pas la dynamique des visiteurs. Bien au contraire. Un nouveau bon jeu au pied et Maxime Médard, à la réception, sert... au pied Trinh-Duc avant un relais de Dusautoir, qui retrouve Médard (25-3, 31e). Et de trois ! A la pause, la cause est entendue. Les fantômes de Twickenham infligent le même châtiment aux Transalpins, dont la réaction est réduite à la seule pénalité de Marcato.
Que dire côté transalpin ? Nick Mallett n'a sans doute pas les mots à la mi-temps. La pause de Sergio Parisse et ses partenaires est réduite à sa plus simple expression, mais ça ne change rien à l'affaire. La tragédie italienne se poursuit dès la reprise avec cet essai en contre de Cédric Heymans sur une tentative de jeu au pied désastreuse de Mauro Bergamasco (32-3, 43e). Et cela enchaîne, une pénalité de Parra (35-3, 48e), tout y passe avec cette fois un gros travail des avants tricolores à proximité de la ligne adverse, récompensé par le premier essai sous le maillot bleu de Thomas Domingo, entré en jeu (40-3, 55e).
Rome, ville ouverte jusqu'à ce qu'enfin la réaction d'orgueil italienne ne vienne évidemment du plus valeureux d'entre eux, capitaine Parisse, auteur de ce qui n'est jamais - et c'est tout dire... - que le deuxième essai des Azzurri dans ce Tournoi, suite à la première bonne prise d'initiative de Mauro Bergamasco (40-8, 57e). Flaminio a enfin l'occasion de s'enflammer pour ses joueurs. Brefs moments de répit dans une seconde période que le coaching tricolore n'empêche pas d'être à l'avantage des hommes de Lièvremont. Frédéric Michalak, qui supplée Parra, devient le 63e joueur utilisé par le staff tricolore depuis son arrivée aux commandes de la sélection.
Mais le rythme reste trop élevé pour les locaux, qui concèdent deux nouveaux essais de Médard, qui passe pour la quatrième fois la ligne dans ce Tournoi et livre un très gros match (45-8, 70e), et Malzieu, à la conclusion d'un superbe mouvement des trois-quarts (50-8, 76e). Du travail bien fait pour un baisser de rideau digne à défaut de lever tous les doutes. Chabal le dit lui-même: "Ce qu'il restera de ce Tournoi, c'est avant tout cette grosse défaite face à l'Angleterre. Et un constat très mitigé parce qu'on n'arrive pas à travailler dans la continuité... C'est ça le gros problème." Il reste entier en effet...
Un grand bravo à eux !!!!!!!
Et bravo a Max Médard qui a inscrit 2 essais dans ce match, 3 en tout, qui se retrouve meilleur marqueur tricolore du Tournois !!!
VIVE LE XV DE FRANCE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!